Président Martelly est le leader incontesté d’Haïti. Il est le premier des haïtiens actuellement. Il est celui vers qui tous les yeux sont tournés en quête de solutions à leurs problèmes quotidiens, d’où l’appellation de « son excellence. » En conséquence, nous, haïtiens, attendons à ce qu’il prenne les mesures que nécessite l’état de ce pays pour que, quand on l’utilise à son égard, cette appellation revête son vrai sens.
Quand quelqu’un est porté au timon des affaires en tant que Président, il lui est donné la tâche d’harmoniser toutes les composantes du corps social. Il harmonise le corps social toutes les fois qu’il y fait régner la paix, le respect, la justice, la sécurité, le bien-être et la prospérité. Si rien n’est fait par le chef d’état pour améliorer les conditions de la population, il n’y a pas lieu de continuer à l’appeler excellence.
Pour parvenir à atteindre cet objectif qui est d’harmoniser le corps social, le Président a besoin d’hommes et de femmes compétents, expérimentés et honnêtes à ses cotés, non pas de simples amis (ou de flatteurs) qui lui feraient entendre seulement ce dont il aimerait entre dans le but secret de conserver leurs postes. Car, comme dit Lafontaine, « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. » Le Président, à son tour, doit être en mesure d’analyser les différentes perspectives qui lui sont présentées, y faire la synthèse, arriver à une décision finale et appliquer ou faire appliquer cette décision. Compte tenu des nombreuses erreurs commises en si peu de temps de sa présidence, il est difficile de croire que Président Martelly a fait choix d’assistants ou de conseillers vraiment compétents, expérimentés et honnêtes.
Si c’en était le cas, il aurait agi à l’instar de Toussaint Louverture, le plus fameux diplomate que le pays ait connu de toute son histoire. En ce qui a trait au rétablissement des forces armées notamment qui le met aux prises avec les grandes puissances de l’heure, il aurait compris qu’il n'était pas de bon ton de se lancer dans une campagne médiatique and disant, publiquement, que l’armée serait coûte que coûte rétablie le 18 novembre 2011. Il aurait su, en d’autres termes, que toute velléité de résurgence de l’armée devait se faire à huis clos. Q'on se rappelle du Président Aristide qui a eu tendence à dire n'importe quoi publiquement et le sort qu'il en a connu !
Si le Président avait des conseillers dignes de ce nom dont il écoutait les conseils salutaires, il aurait pu comprendre que c’est grâce à la communauté internationale qu’il est devenu Président et que, de ce fait, l’auto-détermination d’Haïti n’existe pas en ce temps où le pays est sous occupation. Comme stratège, Toussaint Louverture aurait cédé tranquillement au refus de la communauté internationale quitte à poursuivre le projet à un moment jugé plus opportun. L’actuel Président aurait dû procéder de la même manière.Si c’en était le cas, il aurait agi à l’instar de Toussaint Louverture, le plus fameux diplomate que le pays ait connu de toute son histoire. En ce qui a trait au rétablissement des forces armées notamment qui le met aux prises avec les grandes puissances de l’heure, il aurait compris qu’il n'était pas de bon ton de se lancer dans une campagne médiatique and disant, publiquement, que l’armée serait coûte que coûte rétablie le 18 novembre 2011. Il aurait su, en d’autres termes, que toute velléité de résurgence de l’armée devait se faire à huis clos. Q'on se rappelle du Président Aristide qui a eu tendence à dire n'importe quoi publiquement et le sort qu'il en a connu !
De plus, la communauté internationale n’est pas dupe. Elle a de bonnes raisons d’être inquiète par rapport au rétablissement des forces armées dont elle connait bien l’histoire chronique de violation des droits humains. Une inquiétude qui s’accentue davantage quand elle constate que la quasi-totalité des conseillers et alliés du Président s’apparente de près ou de loin au Duvaliérisme. Elle s’inquiète d’autant qu’elle ne sait pas exactement ce que Président Martelly veut accomplir avec ces Duvaliéristes au départ de la MINUTSAH. Elle s’inquiète que Président Martelly ne compte pas faire régner un régime de terreur sur Haïti une fois de plus. Le Président aurait dû prévoir une telle réaction de la part de la communauté internationale et tenir les Duvaliéristes à l’écart.
Mais on ne peut ignorer le fondement de la préoccupation et la crainte immédiates de monsieur Martelly, lui qui sait très bien (à travers des amis putschistes et rebelles dont Guy Philippe et Louis Jodel Chamblain) comment on a pu renverser Aristide en 2004 en laissant passer des hommes armés à la frontière poreuse haitiano-dominicaine. Il veut sans doute prévenir toute invasion armée à l’encontre de son gouvernement ou toute autre activité visant pour le moins à le déstabiliser au départ de la MINUTSAH. Mais, comme on l’a si bien dit préalablement, Président Martelly ne parviendra pas à rétablir l’armée tant qu’il n’arrive pas à obtenir la confiance de la communauté internationale (les Etats-Unis, la France, le Canada plus précisément) eu égard à tous ces Duvaliéristes qu’il a dans son entourage. L’échiquier mondial est tel qu’on ne saurait imaginer la favorisation par l’international d’une dictature en Haïti à l’heure actuelle (référence faite à ce qui s’est passé récemment en Egypte and en Lybie). Les américains, en particulier, ont envoyé un message clair quand ils ont décidé de faire venir Arnel Bélisaire aux Etats-Unis le 16 novembre dernier tandis que Président Martelly se trouvait à Cuba visitant les frères Castro et demandant que l’embargo sur ce pays soit levé. Utilisant l'arme de la diplomatie, les Etats-Unis ont donc fait état au Président Martelly de leur ressentiment par rapport à l’arrestation illégale d’Arnel Belizaire, sa visite à Cuba ainsi que toutes autres vélléités anti-démocratiques et dictatoriales de son gouvernement.
S’il était entouré de conseillers compétents, Président Martlley aurait compris qu’il fallait reporter son sommet présidentiel avec Raoul Castro à une date ultérieure pour ne pas donner l’impression aux américains qu’il agissait contre leur désapprobation relative au rétablissement de l’armée. Il est tout à fait clair que la programmation d’un tel sommet à l’approche du 18 novembre était mal calculée. Avant tout, il vaut mieux prévenir tout conflit avec les Etats-Unis que d'en courir des risques pour son propre gouvernement et le pays en général.Par ailleurs, les écarts de langage du Président constituent aussi un facteur non-négligeable dans le refus de la communauté internationale de donner feu vert au projet de rétablissement des forces armées. Quand le Président lance publiquement des propos orduriers à l’ endroit des journalistes, des députés et des sénateurs et profère des menaces portant atteinte à leur vie, non seulement il déshonore son office, il donne aussi l’impression d’être mentalement instable. S’y référant, la communauté internationale se rend à l’évidence qu’il serait dangereux de lui confier une armée.
Reginald Villier
19 novembre 2011
sel sa map di. Haiti granmoun lakay li, li pa dwe ap tann feu vert entenasyonal poul fe sal genyen poul fe. un divorce avec cette dite communaute sera benefique pour le pays dans le future.
ReplyDeleteMr. Villier, je pourrais outre passer vos remarques et garder mon mutisme, cependant, compte tenu l'importance du moment et la gravite de notre etat, il incombe donc a tous ces citoyens de poser son bloc pour reconstruire ce pays en ruine tant sur le plan etatique, de jurisprudence, et de justice social. nul ne peut tenir oublier que l'armee d'haiti avait cause beaucoup de tort a la nation. cependant les composantes de cet institution etaient tous des haitiens. a cet egard, ce n'est pas l'institution qui fait l'homme mais bien l'homme qui fait l'institution. ainsi donc, meme en dehors de l'institution, l'homme haitien continue encore a detruire haiti. s'il n'y a plus une armee a nous rouer de coups, il existe aujourd'hui le phenomene du kidnapping qui continue a faire pleurer les familles. l'insecurite continue a battre son plein; malgre la presence d'une force armee etrangere sur le sol d'haiti, en contravention avec la constitution.
ReplyDeletesi nous revons a un quelconque changement, il faut redefinir le role des institutions, il nous faut une re-education systematique sur nos droits et devoirs. il nous faut l'enseignement du civisme et cesser de fletrir l'orgueil national.
oui nous avons besoin d'etre finalement independant, tout en reniant a courber l'echine aux ambassades etrangeres pour des sous envenimes, oui il faut renier le port des cuilles pour quemander juste pour completer le budget national.
oui il faut apprendre a declarer personna non grata tous ceux qui entendront mettre leur nez dans les affaires d'haiti.
il nous faut une armee.